Il y a des moments du mois où tout semble simple.
Tu manges normalement, ton énergie est plutôt stable, les envies sont gérables.
Et puis, sans prévenir, quelque chose change.
Le sucre devient plus présent.
L’irritabilité aussi.
La fatigue arrive plus vite.
Et ce qui passait sans problème quelques jours plus tôt semble soudain te “déséquilibrer”.
Beaucoup de femmes finissent par se dire qu’elles manquent de contrôle.
Ou qu’elles devraient “faire plus attention”, surtout à l’approche des règles.
En réalité, le corps féminin ne réagit pas de la même façon tout au long du cycle.
Et la glycémie — souvent ignorée — joue un rôle central dans ces variations.
Si tu veux comprendre la base de ce mécanisme, je te recommande de commencer par l’article pilier stabiliser sa glycémie pour perdre du poids : il pose le cadre essentiel pour comprendre pourquoi la glycémie influence autant l’énergie, les fringales et le stockage chez la femme.
Dans cet article, on va aller plus loin, en explorant le lien spécifique entre sucre, glycémie et cycle menstruel, et pourquoi le corps ne réagit pas de la même façon selon les phases hormonales
La glycémie n’est pas constante chez une femme cyclée
On parle souvent de glycémie comme si elle était un paramètre fixe.
Comme si le corps répondait toujours de la même manière aux mêmes aliments.
Chez la femme, ce n’est tout simplement pas vrai.
Les hormones sexuelles — principalement les œstrogènes et la progestérone — interagissent directement avec :
- la sensibilité à l’insuline
- la façon dont le glucose est utilisé
- les besoins énergétiques du cerveau
Résultat : la tolérance au sucre varie selon les phases du cycle.
Ce n’est pas un dysfonctionnement.
C’est une physiologie normale.
En phase lutéale, la sensibilité à l’insuline diminue chez beaucoup de femmes, ce qui explique pourquoi le même sucre n’a pas le même impact, et pourquoi il devient important de chercher à réduire l’insuline naturellement plutôt que de se restreindre.
Phase folliculaire : quand le corps est plus “souple” métaboliquement
En début de cycle, après les règles, les œstrogènes remontent progressivement.
Chez beaucoup de femmes, cette phase s’accompagne de :
- meilleure sensibilité à l’insuline
- glycémie plus stable
- énergie plus régulière
C’est souvent à ce moment-là que l’on se dit :
“Ça va, je gère bien.”
Le sucre paraît moins attirant.
Les fringales sont plus faciles à contenir.
Le corps utilise l’énergie de manière plus fluide.
Ce n’est pas parce que tu es “plus disciplinée”.
C’est parce que ton terrain hormonal est plus favorable.
Ovulation : énergie haute, mais équilibre fragile
Autour de l’ovulation, certaines femmes se sentent très en forme.
Mais cette énergie peut masquer une sensibilité accrue aux variations glycémiques.
Quand les repas sont déséquilibrés ou pris trop vite :
- la glycémie peut monter plus vite
- puis redescendre brutalement
- déclenchant fatigue ou envie de sucre quelques heures plus tard
C’est une phase où la structure des repas devient importante, même si les signaux sont parfois moins évidents.
Phase lutéale : quand les envies de sucre prennent le dessus
Après l’ovulation, la progestérone augmente.
Et avec elle, plusieurs changements physiologiques majeurs :
- les besoins énergétiques augmentent
- la température corporelle s’élève légèrement
- la sensibilité à l’insuline diminue
- la glycémie devient plus instable
À cela s’ajoute souvent une baisse de la sérotonine, ce qui impacte l’humeur et la tolérance au stress.
Dans ce contexte, le cerveau cherche de l’énergie rapide et rassurante.
Le sucre n’est pas un caprice.
C’est une réponse adaptative.
C’est pour ça que tant de femmes vivent :
- des fringales plus fortes avant les règles
- une impression de “perdre le contrôle”
- une fatigue plus marquée
Ce n’est pas un échec personnel.
C’est une physiologie différente.
SPM, glycémie et fringales : un lien souvent ignoré
Quand la glycémie devient instable en phase lutéale, le corps active plus facilement les hormones de stress, notamment le cortisol.
Cette combinaison peut amplifier :
- l’irritabilité
- la fatigue
- les fringales sucrées
- la sensation de gonflement ou de stockage
Ce n’est pas le sucre qui crée le SPM.
C’est l’instabilité métabolique qui rend le sucre plus problématique.
Dans un terrain déjà fragilisé, le sucre soulage sur le moment…
puis accentue le crash ensuite.

Pourquoi les régimes font souvent exploser les symptômes avant les règles
Restreindre le sucre — ou l’alimentation en général — en phase lutéale est l’une des erreurs les plus fréquentes.
Restriction + besoins énergétiques augmentés =
- stress métabolique
- cortisol plus élevé
- glycémie encore plus instable
Ce qui entraîne :
- des fringales plus violentes
- plus de culpabilité
- parfois plus de stockage
Le corps ne comprend pas la restriction comme une “bonne intention”.
Il la perçoit comme un danger.
Quand la glycémie devient instable, surtout en phase lutéale, le cerveau déclenche plus facilement des fringales sucrées, ce qui entretient ensuite une insuline élevée et favorise le stockage — un mécanisme que j’explique en détail dans glycémie, fringales et stockage.
Le vrai problème n’est pas le sucre, mais le terrain
Le sucre devient difficile à gérer quand il s’ajoute à :
- une glycémie déjà instable
- un cortisol élevé
- une fatigue chronique
- une alimentation insuffisante ou irrégulière
Dans ce contexte, le sucre est un signal, pas une cause.
Supprimer le sucre sans stabiliser le terrain revient à tirer sur le messager.
Adapter sans rigidité : la clé d’une relation apaisée au cycle
Le corps féminin demande de l’adaptation, pas du contrôle.
En pratique, cela signifie :
- plus de structure quand la glycémie est fragile
- éviter le sucre isolé
- nourrir suffisamment avant de vouloir “réduire”
- accepter que les besoins changent au fil du cycle
La régularité rassure plus que la restriction.
La compréhension apaise plus que la discipline.
Ce qu’il faut vraiment retenir
Les envies de sucre ne sont pas une faiblesse.
Elles sont un langage biologique, particulièrement dans un corps cyclé.
Plus une femme :
- respecte les variations de son cycle
- stabilise sa glycémie
- nourrit suffisamment son corps
moins le sucre devient un problème.
Et surtout :
le même aliment n’a pas le même impact selon la phase du cycle.
Ce n’est pas toi qui changes.
C’est ton terrain hormonal.
FAQ — Sucre & cycle menstruel
Pourquoi ai-je plus envie de sucre avant mes règles ?
Parce que la phase lutéale s’accompagne d’une baisse de la sensibilité à l’insuline, d’une glycémie plus instable et d’une chute de la sérotonine. Le sucre devient alors un moyen rapide pour le corps de sécuriser son énergie, pas un manque de volonté.
Est-ce normal de mieux “gérer” le sucre certaines semaines ?
Oui. La tolérance au sucre varie au fil du cycle menstruel. En phase folliculaire, la sensibilité à l’insuline est souvent meilleure, ce qui rend la glycémie plus stable qu’en phase lutéale.
Faut-il supprimer le sucre avant les règles ?
Non. Supprimer le sucre dans une période où les besoins énergétiques augmentent peut accentuer le stress hormonal, les fringales et le syndrome prémenstruel. L’enjeu est la stabilité glycémique, pas l’éviction.
Le sucre aggrave-t-il le syndrome prémenstruel ?
Ce n’est pas le sucre en soi, mais le contexte métabolique. Une glycémie instable associée à un cortisol élevé peut amplifier les symptômes du SPM. Le sucre devient alors un symptôme, pas la cause.
Pourquoi je stocke plus facilement avant mes règles ?
La combinaison glycémie instable + cortisol + insuline favorise le stockage, en particulier abdominal. C’est une réponse de protection hormonale, fréquente chez les femmes en phase lutéale.
Source
Aggressive papillary tumors of temporal bone
Trial of a novel prostacyclin analog, UT-15, in patients with severe intermittent claudication
Tu veux aller plus loin ?
Pour t’aider à aller plus loin, j’ai réuni plusieurs articles autour de la glycémie, de l’insuline et de leurs liens avec les hormones féminines, le poids et la fatigue.
Chaque lecture t’apportera une nouvelle clé pour mieux écouter ton corps et sortir de la lutte.
Cet article s’intègre dans ma série :
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